vendredi

Italian Job

Ma première visite en Italie, c'est a Ventemiglia, sur le bord de la frontière et de la mer, que je l'ai faite. Les femmes y sont belles. Ce petit village en flanc de montagne m'a fait réaliser que je n'ai rien vu du monde et de ses merveilles. La gente féminine est très jolie. Le petit ristorante sur le bord de la marina était parfait, pour 12 euros j'ai mangé comme un cochon et j'ai bu du bon vin frizzante. Les filles sont a croquer. Une assiette de gnocci al ragu (bolognèse) m'a charmé et je me promets d'y retourner pour cette fois découvrir la pizza. Les femmes sont aussi très jolies. Les gelato et le panetone sont aussi des incontournables et l'alcool et l'or ne sont jamais cher.

Est-ce que j'ai dit que les femmes sont belles?

Le lendemain

J'ai commenté le blog d'un ami il y a peu de temps et je me suis dit que mon anecdote méritait une place dans mon blog:


Ok c'est le temps de mon histoire vraie:

Pendant mes années de folies célibataires, je me suis un jour ramené un vide-couille à l'appartement. Un petit bar pas trop bohème, quelques tournées de shooter et le tour est joué. Le tour m'a effectivement été joué à mon réveil quand je me suis rendu compte que cette fille était complètement pas cute! Des cernes violacés, de la bave au bord des lèvres (les deux paires), un nez trop fin et croche et une bouche qui donne même pas le goût de la voir à genoux. Moment de panique! Comme dirait mon ami Beaupré, j'aurais mieux fait de baiser des Rice Krispies, le même goût dégueux mais au moins j'aurais eu la satisfaction de me dire que c'est nutritif.

Je me lève, je fais le tour du salon et je me dis "Faut que je décrisse au plus calisse!" Le seul problème, c'est que c'est mon salon. Faut vraiment que j'arrète de ramener des filles chez moi. En plus va falloir que je lave les draps. Et une partie du tapis... Bref, je switch en mode urgence. Je vais vite me recoucher et je règle le réveil pour qu'il sonne dans 2 minutes. Je ferme les yeux et j'attends pendant les 2 minutes les plus longues de ma vie.

Le cadran sonne (enfin) après deux minutes. "FUCK, Je suis en retard à la job" dis-je (mensonge total). Je me lève et je titube. J'attrape le premier t-shirt qui traine et je me dirige vers la salle de bain en criant: "Désolé, je suis vraiment pressé mais fait comme chez toi pendant que je vais prendre une douche. C'était cool, merci et bye!" dis-je en fermant la porte de la salle de bain. Vite, il y a urgence, je dois démarrer la douche avant qu'elle décide de me parler au travers de la porte. Je tourne le robinet d'eau froide au fond et je démarre le jet. Pas besoin d'ajuster la température, j'ai d'autres plans que de me laver. Je roule mon t-shirt en boule et je m'endors dans la salle de bain à côté du bain. Une heure plus tard, je me réveille tranquillement, je ferme la douche, je sors de la salle de bain, je chiffonne et je flush le numéro qu'elle m'a laissé au dos d'une facture Tim Horton et je vais me recoucher dans mon lit vide. Je pète un bon coup question d'évacuer son odeur.

4h plus tard, vers midi, je me réveille, j'ouvre les yeux sur un des plus beaux paysages que je connaisse: mon lit vide. Je me lève, je me sers un grand verre d'eau et je mange des Rice Krispies. Je suis heureux.

lundi

Se battre pour mon cul

Vendredi soir, j'étais à Victoriaville, ville du vice et du plaisir, pour un superbe match d'improvisation. J'adore l'ambiance de ces matchs, toujours amicaux malgré l'enjeu réel de la victoire et le goût amer de la défaite. Après chaque match, nous nous dirigeons au Kameleon pour une fin de soirée normalement bien arrosée de produits Labatt. Malgré le manque de Labatt Leffe et de Labatt Keith, ce genre de fin de soirée réussi toujours à me faire revenir la semaine suivante.

Si vous n'avez jamais cotoyé des gens d'impro sur la brosse, probablement que vous nous trouvez turbulents dans ce genre de soirée. On parle fort, on rit beaucoup, on danse, on a pas peur du ridicule et on se chante de jolies chansons. Comme celle qui dit que tu nous délaisse et que ça fait longtemps qu'on a pas vu tes fesses. Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris d'apprendre que lorsque mon tour est venu, j'ai réellement montré mon cul à l'instar des autres qui ne faisaient que se brasser le derrière sur la chanson. Que voulez-vous, je suis fier de cette partie de mon corps. Quand même, comme on était dans un bar, je n'ai montré que quelques centimètres de mon joli cul. Et bien ces quelques centimètres ont dû faire bien de l'effet aux deux gars que je surnomme affectueusement "criss de tapettes homophobes" puisque le plus homophobe des deux est venu me dire sur le ton le plus sérieux du monde: "Hey, tes fesses garde-les pour toi, non mais sérieux!". Et moi, comme je suis trop relax et que je n'ai pas relevé qu'il cherchait le trouble, j'ai raté l'occasion de me battre pour mes fesses! Quoi de plus noble que de défendre l'honneur de son postérieur pourtant. En plus, c'était le moment idéal puisque des clients de mon beau-frère qui par le plus pur des hasards sont aussi des combattants de "Extreme Fight" étaient assis à la table à côté et ont été témoins de la scène.

Bref, j'ai raté ma chance. Tout était en place pour une bonne bagarre, j'étais bien entouré, l'idiot n'était pas trop gros et j'avais un motif excellent pour me battre puisque l'honneur de mon cul était en péril. Je ne suis pas destiné à me battre dans un bar je crois...

mardi

Erreur de genre

Aujourd'hui, j'ai reçu un message hors de l'ordinaire à mon travail. Une personne avec qui je travaille à distance me demande si je suis un homme ou une femme car semblerait-il mon nom porte à confusion. Le "e" à la fin de Stéphane n'est normalement pas présent dans la langue anglaise pour les hommes. J'ai quand même trouvé cette demande bizarre venant de la part d'une Indienne prénommée Kulvinderstamper (en un seul mot)...

N'empêche que je signe maintenant Stephan dans mes communications officielles.

Thank you,

Stephan Chouinard
Consultant
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Tel: (418) 623-5051 #****
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lundi

Vertige émotionnel

Le départ de ma copine pour son beau pays a créé un vide incroyable dans mon appartement. Ce vide fut aussitôt rempli par 7 marseillais que j'ai dû loger jusqu'à vendredi. Ensuite c'est Bob et Alicia qui sont resté à coucher samedi. Hier, c'était la première journée depuis le 26 octobre que ma demeure n'est occupée que par moi et mes chats. Je m'étais pourtant rapidement habitué à l'ambiance "auberge espagnole" française qui s'était installé chez moi. Ça m'a donné le goût de partir, voyager, m'évader. Maintenant que le vide a défait ses bagages et dors dans mon lit, je réalise que je ne sais pas vivre seul. Ma vaisselle ne se lave pas, mes vêtements sont toujours sales, la litière est pleine, je mange au restaurant presque toujours... Pas que je suis pas capable de tout faire, c'est juste que la motivation n'est pas vraiment là. De toute façon, ça dérange qui à part moi? Probablement que ça dérange un peu le gars de l'hydro qui a failli se planter en allant vérifier mon compteur.

Tout ça pour dire qu'aujourd'hui je suis au-dessus de tout ça et que je regarde le vide. J'ai mal à l'estomac et la tête me tourne: j'ai vraiment le vertige. Je cherche la réponse dans des chansons. Offspring me dit que "The more you suffer, the more you show you really care...". Ce que je veux c'est pas la preuve que je "care", c'est le moyen d'arrêter de "suffer". Rise against me dit: "Don’t hold me up now,
I can stand my own ground,
I don’t need your help now,
You will let me down, down, down!"
Est-ce que ça veut dire que je devrais moins me fier à mes amis et tenter de me relever seul? Peut-être une piste de solution. Snow Patrol me chante:

If I lay here
If I just lay here
Would you lie with me and just forget the world?
Je pense que la réponse est là. J'ai besoin d'oublier le monde, de me recentrer sur moi-même. Appelons ça le bilan de la mi-vingtaine. Une cure de solitude dans un monastère. Un peu de spiritualité. Une mission dans le genre: sauvons les baleines! J'ai besoin d'un but qui me dépasse. Je rêve d'un idéal. J'ai le goût d'aventure et de risque. N'importe quoi pour me faire bouger. Je rêve de célébrité, d'excès et de tournées. En attendant, je joue à la star du rock dans mon salon à la XBox.

Je suis un jeune professionnel dans la vingtaine et je déprime. Mes amis, tous jeunes professionnels dans la vingtaine me dépriment eux aussi. On est tous là à faire semblant que c'est bien de payer des taxes et de vivre pour travailler pour se payer 2 semaines de vacances par année. On affiche tous de beaux sourires plastiques en se mentant en pleine gueule qu'on est heureux au travail et que tout va bien. Dans le fond, on est tous humains, avec nos remises en question, nos joies et nos peines. Tout ce qui compte c'est qu'on fasse chier le moins de monde possible avec ça et tout le monde est heureux.

Peut-être aussi que tout ce qu'il me faut c'est d'arrêter d'écouter de la musique Emo... ;)

jeudi

Délit de délai

Désolé à mes 8 lecteurs si je traîne à partager de nouvelles histoires. C'est pas de ma faute, ma vie ne m'appartient pas jusqu'au 6 novembre. Ma copine française (et ma future femme-gai... j'expliquerai ça dans un futur message) passe des vacances chez moi et je me tiens le plus loin possible de mon ordinateur pour profiter de sa chaleur et de son affection. D'ailleurs, je vous laisse pour aller au plus vite m'enfouir la tête entre ses seins...

À plus tard

La charrue devant les boeufs

Hier soir, j'ai vu une vieille pute sur la rue St-Joseph faire un "moon" devant une voiture de police. De là le titre de ce post.

Inutile d'en dire plus, j'ai déjà beaucoup trop d'images en tête.